
Le conseil des ministres a adopté jeudi un projet de loi portant réglementation de la microfinance.
Cette réforme vise à intégrer dans le droit national la loi uniforme adoptée par l’UMOA en décembre 2023.
L’objectif est de corriger les insuffisances du cadre actuel, notamment en matière de gouvernance, de gestion du crédit, de contrôle interne et de fiabilité des systèmes d’information. À travers cette transposition, les autorités entendent consolider la stabilité financière, renforcer l’inclusion financière et mieux protéger les usagers, tout en alignant le pays sur les standards internationaux.
Le conseil a également pris connaissance d’une communication sur l’évolution de l’inclusion financière. En 2024, le taux est passé de 87,7 % à 89,04 %, plaçant le Togo au deuxième rang de l’UEMOA.
Le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) a, pour sa part, accordé plus de 1,9 million de crédits, pour un montant cumulé de 116,59 milliards de Fcfa à fin octobre 2025.
Le gouvernement prévoit l’élaboration d’une nouvelle stratégie nationale d’inclusion financière (SNIF) 2026-2030, avec un accent particulier sur les jeunes, l’innovation Fintech et le renforcement de la gouvernance dans les institutions de microfinance.
