
C’est devenu un classique du genre. Face à la presse jeudi, le Comité d’action pour le renouveau (CAR) a sorti l’artillerie lourde : corruption généralisée, centaines de millions volatilisés dans les communes de Yoto, taxes opaques sur les camions de sable et de gravier, affaires étouffées à l’Office togolais des recettes (OTR). Du lourd. Du très lourd.
Un seul problème : pas l’ombre d’un document, pas une pièce comptable, pas un témoignage vérifiable. Juste des accusations lancées en l’air avec la conviction de celui qui sait que personne ne lui demandera des comptes.
Robert Yao Daté et son parti maîtrisent l’art de la dénonciation à géométrie variable. On accuse, on indigne, on réclame des enquêtes, et on repart sans avoir fourni le moindre élément concret permettant d’étayer quoi que ce soit.
L’opposition togolaise ferait bien de balayer devant sa propre porte avant de donner des leçons de transparence.
Dénoncer la corruption, c’est noble. Le faire sans preuves, c’est du bruit. Et du bruit, il y en a déjà bien assez.
