Un chemin exigeant. Le seul qui vaille



Les jours les plus saints de l’année liturgique ont commencé. Mercredi, à Bè-Adidomé, Mgr Isaac Gaglo, administrateur apostolique de la cathédrale de Lomé et évêque d’Aného, a présidé la messe chrismale, premier acte du Triduum pascal.

Au cœur de son homélie, Mgr Gaglo a rappelé aux fidèles ce qu’ils sont, et ce qu’ils sont appelés à devenir. Les chrétiens, a-t-il insisté, ne sont pas un peuple ordinaire. Ils sont un peuple consacré, témoin de la grâce et de la paix du Christ, appelé à se laisser transformer en «terres fertiles où germeront les semences de bonté et de réconciliation».

Le prélat a également rappelé le cœur du mystère pascal : le Christ a vaincu la mort pour que ni le mal ni la violence n’aient jamais le dernier mot. Et cette victoire, a-t-il souligné, n’est pas réservée au seul Christ, elle appartient à tous ceux qui choisissent de marcher à sa suite.

«Cette victoire nous rend capables, à la suite du Christ, de devenir des hommes et des femmes de paix. Mais attention, la paix est un chemin exigeant, un chemin de foi qui nous appelle à croire en la communion. C’est ce chemin qu’à la suite du Christ, je souhaite pour notre Église», a-t-il déclaré avec une conviction palpable.

Le sens de la messe chrismale

Moment unique dans la vie de l’Église catholique, la messe chrismale est celle au cours de laquelle l’évêque consacre et bénit les trois saintes huiles, l’huile des catéchumènes, l’huile des malades et le saint chrême, qui seront utilisées tout au long de l’année dans l’administration des sacrements.

C’est aussi l’occasion pour les prêtres de renouveler solennellement leurs vœux d’ordination, réaffirmant leur engagement au service du Christ et de son Église.

Le Triduum pascal est ouvert. Du Jeudi saint au dimanche de Pâques, l’Église catholique togolaise va vivre, trois jours durant, le mystère central de sa foi, la mort et la résurrection du Christ. Mgr Gaglo a tracé le chemin : celui de la paix, de la réconciliation et de la communion.