
La qualité des services de télécommunications est dans le collimateur du sénateur Innocent Kagbara.
Face à la récurrence des interruptions de réseau et de la faible qualité de service que subissent les abonnés, l’opposant envisage de déposer une proposition de loi pour obliger les opérateurs à indemniser les usagers lésés.
S’inspirant du modèle nigérian, où le régulateur impose désormais aux opérateurs mobiles de dédommager les usagers en cas de service défaillant, M. Kagbara appelle l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) à mettre en place un mécanisme juridique similaire au Togo.
Pour le sénateur, les enjeux dépassent la simple satisfaction des consommateurs. Une telle réforme permettrait, selon lui, de renforcer la confiance des citoyens envers les opérateurs, de stimuler les investissements dans les infrastructures numériques, notamment dans les zones mal desservies, et de favoriser une concurrence davantage orientée vers la qualité.
Ce débat n’est pas nouveau. Les organisations de défense des consommateurs dénoncent depuis longtemps les carences des opérateurs.
L’ARCEP multiplie les actions pour contraindre ces derniers à hausser leur niveau de service. Mais pour Innocent Kagbara, il est temps de franchir un cap, et de donner aux abonnés les moyens juridiques de se faire entendre.
Deux opérateurs se partagent le marché, Yas (Groupe Axian) et Moov (Maroc Télécoms/Etisalat).
