(Togo First) – Au Togo, la société de transport Nagodé Transfert vient de renforcer sa flotte avec 60 autobus, dans le cadre de ses ambitions d’expansion nationales et régionales. La flotte, qui doit notamment contribuer à soutenir la croissance du transport interurbain et de la logistique, a été présentée au public à la faveur d’une cérémonie tenue le samedi 18 avril à Lomé.
, a indiqué le directeur général, Morou Yara.
La nouvelle flotte, fournie par le chinois Yutong, se compose, dans le détail, d’autocars, de type de minibus express et de cargos logistiques. L’entreprise cherche à améliorer l’expérience des voyageurs et à structurer le transport de marchandises. , a déclaré M. Yara.
Expansion régionale et nouvelles lignes

Dans le même temps, Nagodé étend son réseau international. Des lignes vers Cotonou et Ouagadougou sont d’ores et déjà annoncées. Une liaison Lomé-Abidjan en mode express est également à l’étude.
, a précisé le directeur général.
Pour l’opérateur togolais, cette stratégie doit accompagner une logique d’intégration régionale et de fluidification des échanges. Le groupe, parti du transfert d’argent à Sokodé, poursuit sa diversification vers un modèle intégré transport-logistique.
De la structuration dans un marché encore dominé par l’informel
Il faut rappeler que si des compagnies de transport interurbain comme Nagodé prennent une place importante dans le transport, elles contrastent avec un marché urbain encore dominé par des acteurs informels. À Lomé, les taxi-motos, appelés zémidjans, assurent l’essentiel des déplacements et représentent plus de 60 % de l’offre de transport public. À côté, les taxis urbains fonctionnent sur des itinéraires partagés et complètent le réseau sur les axes plus longs. Dans le même temps, les tricycles gagnent du terrain, surtout pour le transport de marchandises et les liaisons de proximité.
Face à ce modèle, les acteurs structurés peinent encore à s’imposer. La Société des Transports de Lomé (SOTRAL) couvre une part limitée des déplacements, faute de réseau dense et de flotte suffisante. Les plateformes numériques de mobilité, comme Gozem, restent minoritaires malgré leur croissance, surtout dans la capitale. Dans ce paysage fragmenté, marqué par la prédominance des deux-roues qui représentent plus de 70 % du parc, les initiatives privées comme Nagodé Transfert traduisent une tentative de structuration progressive du secteur, portée par la hausse de la demande et les besoins croissants en mobilité urbaine et régionale.
