
Les responsables de l’Ordre National des Ingénieurs du Togo (ONIT) ont exprimé vendredi leur frustration face à la marginalisation des compétences locales au profit d’experts étrangers.
« Les ingénieurs togolais sont trop dans le back-office et on ne les affiche que très rarement. Et pourtant, ce sont eux qui font le travail », a déploré le vice-président Marius Bagny. Pire, les autorités ne font appel à eux qu’en situation de crise : « C’est quand tout se gâte qu’on se demande s’il y a des ingénieurs dans le pays. »
L’argument de la cherté des tarifs locaux, souvent avancé pour justifier le recours aux expatriés, est fermement rejeté par l’ONIT.
Un combat d’autant plus légitime que le pays compte près d’un millier d’ingénieurs couvrant une vingtaine de spécialités, génie civil, hydraulique, environnemental, aéronautique, entre autres, dont seulement 400 sont inscrits au tableau de l’Ordre.
