
Ce 8 mars, le monde célèbre la Journée internationale des droits des femmes, une date symbole, instituée par les Nations Unies, qui rappelle chaque année les combats encore à mener pour l’égalité entre les sexes, la fin des discriminations et la pleine participation des femmes à la vie économique, politique et sociale.
Une journée qui n’est pas une simple célébration, mais un appel à l’action.
À cette occasion, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a adressé un message solennel : « Notre pays poursuit sa marche vers une société plus juste, fondée sur l’égalité et le respect des droits des femmes. Face aux défis de notre temps, le gouvernement reste pleinement mobilisé pour améliorer durablement la condition de la femme. Car chaque progrès accompli pour les femmes est un progrès pour l’ensemble de la société. »
Un engagement réaffirmé avec conviction, dans un pays où les avancées sont réelles, même si le chemin reste encore long.
Le Togo a engagé ces dernières années des réformes significatives en faveur des droits des femmes. Sur le plan politique, la représentation féminine dans les institutions s’est nettement améliorée, avec une présence accrue des femmes au gouvernement, à l’Assemblée nationale et dans les collectivités territoriales. La loi sur les quotas de genre a constitué une avancée majeure dans ce sens.
Sur le plan économique, des programmes d’autonomisation financière comme le mécanisme de financement Novissi ou les initiatives de l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB) ont permis à des milliers de femmes, notamment en milieu rural, d’accéder à des ressources et à des opportunités économiques.
En matière d’éducation et de santé, des efforts soutenus ont été consentis pour réduire les inégalités de genre, favoriser la scolarisation des filles et améliorer l’accès aux soins maternels. La lutte contre les violences basées sur le genre s’est également renforcée à travers des dispositifs juridiques et des campagnes de sensibilisation.
Malgré ces avancées, des défis persistent : inégalités dans l’accès à la terre et aux ressources, violences domestiques, mariages précoces dans certaines régions, et sous-représentation des femmes dans les sphères décisionnelles du secteur privé.
Le Togo est en marche vers l’égalité. La dynamique est bien là. Il appartient désormais à toute la société – institutions, familles, communautés – de l’amplifier pour que chaque femme togolaise puisse vivre pleinement ses droits, en toute dignité.
