(Togo First) – Le gouvernement togolais a officiellement réagi cette semaine à la décision de la République du Ghana de porter leur différend frontalier devant les instances d’arbitrage international. Cette notification, reçue le 20 février, marque un tournant dans un dossier qui semble stagner malgré près de huit ans de discussions bilatérales.
Vers un arbitrage international
Le contentieux trouve sa source dans une série d’incidents maritimes survenus entre novembre 2016 et mai 2018 dans une zone non délimitée. En réaction, Lomé et Accra avaient instauré en juin 2018 un cadre de négociation via la Commission Nationale des Frontières Maritimes du Togo (CNFMT) et la .
Bien que les deux États se soient engagés en 2019 à , la décision ghanéenne de saisir la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) met fin au cadre strictement bilatéral.
Dans son communiqué, le gouvernement togolais indique ainsi tout en réaffirmant son .
Des enjeux économiques majeurs
Au-delà de la délimitation géographique et territoriale, ce litige entre voisins porte des enjeux de souveraineté économique, critiques sur certains pans. La zone contestée est située dans un bassin sédimentaire à fort potentiel pétrolier et gazier. L’absence de frontière claire freine les investissements des compagnies pétrolières internationales, prudentes face à l’insécurité juridique.
Ceci étant, en dépit de cette tension juridique, les deux voisins du Golfe de Guinée maintiennent une intégration économique profonde. Le Ghana demeure l’un des premiers partenaires commerciaux du Togo au sein de la CEDEAO, avec des flux constants de marchandises et une coopération technique réelle dans les secteurs de l’énergie et des télécommunications.
Le règlement de ce différend sera potentiellement déterminant pour la stabilité des investissements maritimes et la gestion concertée des ressources halieutiques dans cette partie du Golfe de Guinée.
