De l’importation à la pompe : les coulisses du système pétrolier



Le gouvernement a présenté vendredi le mécanisme d’approvisionnement en carburant.

En 2022, les importations ont atteint 765 kilotonnes équivalent pétrole (ktep), couvrant l’ensemble des besoins nationaux. Les chiffres n’ont pas été communiqués pour les années suivantes.

Près de 67 % des produits pétroliers importés sont destinés au secteur des transports, tandis que le reste alimente principalement les centrales thermiques, essentielles à la production d’électricité.

Derrière ce système se trouve une organisation rigoureuse pilotée par deux structures clés : le Secrétariat du comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers (CSFPPP) et la direction des hydrocarbures. 

Le CSFPPP veille à la satisfaction continue de la demande nationale et à l’application d’un mécanisme de fixation des prix subventionné par l’État, afin d’amortir l’impact de la volatilité des cours internationaux sur le pouvoir d’achat des ménages.

De son côté, la direction des hydrocarbures assure la sécurité des approvisionnements sur tout le territoire. 

En amont, le ministère en charge des Mines délivre les autorisations de construction et d’exploitation des stations-service, tandis que des inspections régulières garantissent la sécurité des installations et la qualité des produits distribués.

Ce dispositif vise également à garantir l’équité dans la chaîne d’approvisionnement. Grâce à ce système, le prix du litre reste uniforme, que l’on soit à Lomé ou à l’intérieur du pays, en zone urbaine comme rurale.