
Komi Wolou, responsable du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR), a livré jeudi une analyse sévère de l’état de l’opposition.
Selon lui, toutes les tentatives de regroupement ou d’actions unitaires engagées avec les autres formations de l’opposition ont, jusqu’ici, échoué. Ces initiatives se sont souvent soldées par des défections, des désaccords internes et un affaiblissement progressif des dynamiques collectives.
« Est-ce pour des intérêts personnels ou y a-t-il d’autres mains derrière ? Difficile de le dire », s’interroge Komi Wolou. Il pointe du doigt un climat marqué par l’absence de cohésion, les engagements non tenus, les déceptions répétées et parfois même des trahisons. Autant de facteurs qui, selon lui, finissent par décourager les militants et les citoyens qui espéraient une alternative politique crédible.
Il s’est également interrogé sur une contradiction qu’il juge fondamentale : comment des acteurs politiques peuvent-ils se revendiquer de l’opposition sans être capables de se parler ou de travailler ensemble ? Pour Komi Wolou, cette incapacité à dialoguer et à coordonner les actions explique en grande partie l’inefficacité des démarches entreprises jusqu’ici pour faire pression sur le pouvoir.
Ce déficit de cohérence aurait eu des conséquences directes sur le projet d’alternance politique présenté aux populations. À ses yeux, ce projet est aujourd’hui « mort-né », faute de stratégie commune et de vision partagée. Dans ce contexte, il rejoint implicitement les propos récemment tenus par le président du Conseil, selon lesquels l’opposition devrait revoir sa posture.
Komi Wolou s’était présenté à l’élection présidentielle de 2020. Il avait obtenu 1% des suffrages.
