
La situation des droits de l’homme s’améliore, mais le pays peut toujours faire mieux. C’est le message délivré lundi par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), qui formule un plaidoyer auprès des autorités pour poursuivre les efforts.
Tout en saluant les progrès enregistrés ces dernières années, le président de la CNDH, Me Ohini Kwao Sanvee, demande aux gouvernants et aux acteurs impliqués dans la protection des droits humains de mutualiser leurs efforts pour préserver et protéger la dignité des populations face aux violations de leurs droits.
Me Sanvee note qu’au plan politique, l’année 2025 a été marquée par des défis relatifs au changement de Constitution avec la mise en place progressive des institutions, que contestent certains opposants estimant ne pas avoir été consultés.
Lancée en 1987 à l’initiative du président Gnassingbé Eyadema, la CNDH se prépare à célébrer l’année prochaine ses 40 ans. Elle demeure à ce jour un organisme technique et consultatif chargé de la promotion et de la protection des droits de l’homme.
L’institution veille notamment au respect des droits humains et des mécanismes de garantie des libertés fondamentales dans le pays. Son rôle de médiation lors des périodes de tensions politiques s’avère crucial pour maintenir le dialogue entre les différentes parties prenantes.
Le plaidoyer de la CNDH s’adresse non seulement aux autorités gouvernementales, mais à l’ensemble des acteurs de la société togolaise, société civile, organisations non gouvernementales, institutions publiques et citoyens, pour faire des droits de l’homme une priorité partagée.
