La DMP critique la répartition budgétaire



L’opposante Brigitte Adjamagbo-Johnson a critiqué jeudi le budget 2026, évoquant un « décalage structurel profond » entre les priorités des populations et les choix budgétaires. 

Selon la députée de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), les secteurs sociaux resteraient sous-financés, notamment l’éducation et la santé.

Dans le détail, elle relève que l’éducation représente environ 7,7 % du budget et la santé 4,3 %, tandis que l’eau, l’assainissement et la justice bénéficieraient de parts jugées marginales. 

Elle déplore également la faiblesse des investissements au profit des dépenses de fonctionnement et critique les Projets annuels de performance, qu’elle estime ambitieux mais insuffisamment dotés et mal outillés en indicateurs de suivi.

Ces déclarations sont toutefois perçues par plusieurs observateurs comme relevant davantage du buzz médiatique que d’une analyse budgétaire approfondie. 

La loi de finances s’inscrit en effet dans une logique de continuité des politiques publiques, avec des arbitrages contraints par le contexte économique et sécuritaire, ainsi que par les engagements sociaux déjà en cours. 

Les autorités mettent de leur côté en avant une approche progressive, combinant stabilité macroéconomique et investissements ciblés, plutôt qu’une lecture strictement comptable des pourcentages sectoriels.