Le Togo propose une réflexion sur un Nouvel An africain



Plusieurs pays et communautés à travers le monde continuent de célébrer leurs propres calendriers en parallèle du système grégorien. C’est le cas de la Chine, d’Israël, de l’Inde, de l’Iran, de la Thaïlande ou de l’Arabie Saoudite. 

En Afrique aussi, des cycles calendaires endogènes ont longtemps structuré la vie sociale, religieuse et politique des sociétés. Certaines fêtes traditionnelles, comme « Yennayer » en Afrique du Nord ou « Enkutatash » en Éthiopie, témoignent de cet héritage.

Pour les promoteurs d’une nouvelle réflexion continentale, l’imposition du calendrier grégorien durant la colonisation aurait contribué à marginaliser ces repères culturels, entraînant une perte d’identité et une uniformisation des rythmes sociaux.

Dans ce contexte, le Togo, qui préside le Haut comité sur la Décennie des racines africaines et de la diaspora africaine, propose d’engager, en collaboration avec l’Union africaine, une réflexion sur la réhabilitation des repères calendaires africains, notamment l’instauration d’un Nouvel An africain fondé sur des références historiques et culturelles propres au continent.

Un colloque international est envisagé à Lomé afin de consulter experts et membres de la diaspora. Les conclusions pourraient être soumises à la Commission de l’Union africaine pour examen.

Toutefois, le sujet suscite déjà des débats. Si certains y voient une démarche de réaffirmation culturelle et de souveraineté symbolique, d’autres s’interrogent sur la faisabilité d’un calendrier commun dans un continent marqué par une grande diversité de traditions et de références culturelles.