Malgré les appels à manifester lancés depuis la diaspora par certains groupes activistes via les réseaux sociaux, la manifestation prévue samedi n’a finalement pas eu lieu.
La capitale est restée calme, bien que placée sous haute vigilance sécuritaire.
Dès les premières heures de la journée, un important dispositif sécuritaire a été déployé dans plusieurs zones sensibles de la ville. Bè, Adakpamé, Déckon, la Colombe de la Paix et le carrefour GTA étaient particulièrement surveillés. À ces points névralgiques, forces de défense et de sécurité ont été déployées en nombre pour prévenir tout débordement.
La majorité des commerces ont gardé portes closes, notamment autour des grandes artères et du grand marché de Lomé. Les marchés secondaires ont eux aussi été désertés. Malgré tout, la circulation est restée fluide, avec quelques taxi-motos assurant le strict minimum de mobilité.
La veille, plusieurs groupes citoyens avaient appelé la population à ne pas suivre les appels à manifester, mettant en avant la nécessité de préserver la paix et la cohésion sociale.
Les activistes réunis sous la bannière du M66, soutenus en coulisse par certains partis politiques, espéraient relancer la rue comme levier de pression. Mais leur tentative semble avoir échoué, la population affichant une certaine maturité face à ces initiatives.
« Les troubles et les violences ne remplissent pas le panier de la ménagère », affirment certains habitants, désabusés par les conséquences économiques et sociales des précédentes tensions.