
Le premier séminaire gouvernemental de l’année s’est tenu les 7 et 8 avril à Lomé, sous la présidence de Faure Gnassingbé.
Deux jours de travaux pour tirer le bilan d’un cycle qui s’achève et tracer le cap du suivant.
La feuille de route 2020-2025 – 42 projets prioritaires, 10 ambitions – a été mise en œuvre dans des conditions exceptionnellement difficiles : pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine, montée de l’insécurité au Sahel. Dans ce contexte, le taux d’exécution global de 68,79 % a été présenté non comme un échec, mais comme la preuve de la résilience du pays face à des chocs d’une ampleur inédite.
Des avancées concrètes ont été enregistrées dans l’agriculture, l’énergie, les technologies, la santé, l’éducation et la modernisation de l’administration.
Mais le gouvernement ne s’est pas contenté de saluer ses acquis, il en a tiré les leçons. Sélectivité des priorités, qualité des indicateurs, coordination intersectorielle, discipline dans l’exécution : autant de leviers identifiés pour faire mieux dans le prochain cycle.
2026-2031 : trois axes, une ambition refondée
C’est sur cette base que le président du Conseil a lancé le processus de formulation de la feuille de route gouvernementale 2026-2031, structurée autour de trois axes stratégiques :
Protéger : préserver la sécurité, la paix et renforcer la résilience nationale face aux crises.
Rassembler : affermir le leadership républicain et la cohésion nationale à travers l’inclusion.
Transformer : rendre l’économie togolaise plus compétitive, plus inclusive et mieux armée pour les défis du XXIe siècle.
Une formule en trois mots, simple, mémorable, exigeante, qui dit à la fois ce que le Togo veut protéger, ce qu’il veut construire ensemble, et ce qu’il entend changer en profondeur.
Le séminaire a aussi été l’occasion d’un diagnostic lucide sur l’environnement international : ralentissement de la croissance mondiale, volatilité des marchés, accès au financement plus coûteux, chocs climatiques et géopolitiques à répétition.
Face à ces vents contraires, le gouvernement a réaffirmé sa détermination à diversifier les sources de croissance, consolider la souveraineté alimentaire et énergétique, et renforcer la mobilisation des ressources intérieures.
Le message de Faure Gnassingbé a été sans ambiguïté : les résultats passés sont encourageants, mais l’heure est à une élévation du niveau d’exigence.
Ce séminaire n’était pas un exercice de communication, c’était, selon ses propres termes, « un moment de vérité » pour l’action gouvernementale.
