La Fédération tunisienne de football (FTF) a tranché. Mercredi, elle a officialisé la nomination de Sabri Lamouchi au poste de sélectionneur national, mettant un terme à une courte période d’incertitude ouverte après l’élimination en huitièmes de finale de la CAN 2025, synonyme de départ pour Sami Trabelsi.
Un temps annoncé parmi les pistes sérieuses, Franck Haise ne sera finalement pas de la partie. C’est un autre technicien français qui hérite du banc tunisien. À 54 ans, Sabri Lamouchi, libre depuis la fin de ses expériences en Arabie saoudite avec Al-Riyadh FC puis Diriyah Club, s’est engagé pour deux ans et demi, jusqu’au 31 juillet 2028, a précisé la FTF.
Pour l’ancien entraîneur du Stade Rennais (2017-2018), le défi est clair et immédiat : préparer au mieux les Aigles de Carthage pour la Coupe du monde. La Tunisie s’est qualifiée avec autorité pour le rendez-vous planétaire, affichant un parcours impressionnant lors des éliminatoires – neuf victoires, un match nul et aucun but encaissé. Un socle solide, mais qui exige désormais une gestion fine et une vision à long terme.
Lamouchi n’arrive pas en terrain totalement inconnu. D’origine tunisienne, il connaît les attentes, souvent élevées, qui entourent la sélection nationale. Surtout, ce n’est pas sa première expérience à la tête d’une équipe nationale. Il avait lancé sa carrière d’entraîneur avec la Côte d’Ivoire entre 2012 et 2014. Un passage contrasté, marqué par une élimination en quarts de finale de la CAN 2013 face au Nigeria (1-2), puis une sortie prématurée dès le premier tour de la Coupe du monde 2014 au Brésil.
Avec cette nomination, la Tunisie fait le choix d’un technicien expérimenté, au parcours parfois heurté, mais rompu aux environnements exigeants. Reste à savoir si Sabri Lamouchi saura transformer cette nouvelle opportunité en réussite durable et réconcilier les Aigles de Carthage avec leurs ambitions continentales et mondiales.
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