(Togo First) – Le soutien aux populations du nord du Togo, zone confrontée à des menaces sécuritaires persistantes, était au cœur d’une rencontre tenue le lundi 2 mars 2026 à Lomé entre le gouvernement togolais et une délégation du Groupe de la Banque mondiale. Les échanges ont principalement porté sur l’évaluation du premier cycle de l’Allocation pour la Prévention et la Résilience (PRA- IDA20), arrivé à son terme.
La partie togolaise était représentée par la ministre, secrétaire de la Présidence du Conseil, Sandra Johnson, tandis que la délégation de la Banque mondiale était conduite par Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice de division pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo. Les discussions ont porté sur les orientations stratégiques en matière de prévention de l’extrémisme violent, de renforcement de la résilience et de consolidation de la sécurité communautaire.
Il s’est agi notamment d’évaluer les impacts des initiatives déployées ces dernières années, dont le Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV), l’opération Koundjoaré ainsi que le Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS), désormais étendu à l’ensemble du territoire national.
J’ai eu le plaisir d’accueillir hier, 02 mars 2026, à Lomé, une forte délégation du Groupe de la Banque mondiale, conduite par Mme @MUwanyiligira , Directrice de division pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, en présence des Secrétaires généraux des ministères… pic.twitter.com/2GYgV8nX4I
— Sandra ABLAMBA JOHNSON (@SandraA_JOHNSON) March 3, 2026
Les échanges ont permis de tirer les enseignements du premier cycle de la PRA (IDA20) et d’orienter les futurs engagements dans le cadre de l’IDA21. L’objectif est de veiller à ce que les prochains financements et programmes soient pleinement alignés sur les priorités nationales et adaptés aux réalités du terrain, en particulier dans les zones les plus exposées aux risques sécuritaires.
Selon Sandra Johnson, il s’agit pour le Togo de consolider les acquis et d’accélérer la résilience communautaire, un axe jugé central dans la mise en œuvre d’une stratégie de prévention durable dans les régions vulnérables.
Depuis 2022, le Groupe de la Banque mondiale appuie le Togo à travers plusieurs financements destinés à renforcer la protection des populations du nord du pays. L’institution soutient notamment des projets multisectoriels dans le cadre du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo) et du PURS, contribuant ainsi à la stabilisation et au développement socio-économique des zones fragiles.
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