(Togo First) – Au Togo, la dynamique des prix à la consommation reste contenue, avec une hausse annuelle de 1,6 % en mars 2026, selon les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).
Des hausses portées par le logement et les services
Cette progression intervient sur fond de pressions sectorielles différenciées.
Dans le détail, la progression des prix s’explique principalement par l’augmentation des coûts du logement, de l’eau, de l’électricité et des combustibles, en hausse de 8,0 % sur un an. Les services de restauration et d’hébergement suivent avec +4,0 %, tandis que la santé (+1,7 %) et les produits alimentaires (+0,6 %) contribuent également à la tendance.
En revanche, certains segments atténuent cette hausse. C’est le cas notamment des secteurs de l’information et de la communication (-1,3 %) et de l’enseignement (-0,8 %), en recul sur la période.
Une pression tirée par les produits locaux et l’énergie
L’analyse par origine montre que la hausse est portée par les produits locaux, dont les prix progressent de 2,2 % en glissement annuel. L’énergie enregistre une hausse plus marquée, à +7,9 %, traduisant son poids dans la structure des dépenses des ménages.
Sur le trimestre, les prix augmentent de 2,2 %, sous l’effet des produits alimentaires (+6,8 %) et des produits frais (+7,3 %), révélant des tensions sur les marchés agricoles.
Une inflation maîtrisée dans l’UEMOA
Malgré ces pressions, l’inflation moyenne annuelle reste faible, à 0,1 %, stable par rapport au mois précédent. Ce niveau maintient le Togo dans les critères de convergence de l’UEMOA.
À l’échelle régionale, le Togo affiche une évolution des prix comparable à ses pairs, dans un contexte marqué par des fluctuations alimentaires et énergétiques.
