Togo propre : le plus dur n'est pas de nettoyer, c'est d'éduquer



Le ministre de la Formation civique, Pacôme Adjourouvi, a participé samedi à Lomé à l’opération mensuelle « Togo propre », aux côtés du Gouverneur du district autonome du grand Lomé, Zouréhatou Kassah-Traoré, et du préfet du Golfe, Kossivi Agbodan.

L’occasion pour le ministre de rappeler une ambition forte : revoir Lomé retrouver sa réputation de ville propre et accueillante, et pourquoi pas, faire du Togo tout entier la « Suisse de l’Afrique » qu’il fut jadis. Mais sans illusions. « Ce ne sera pas par coup de baguette magique. Ce sera le résultat de l’engagement de tous, depuis la base jusqu’au sommet de l’État », a-t-il prévenu.

Le message est juste. La réalité, elle, est plus complexe. Car au-delà des opérations ponctuelles de nettoyage, le vrai défi est ailleurs : il est éducatif et comportemental.

Jeter ses ordures sur la voie publique, vider ses déchets dans les caniveaux, abandonner ses sachets plastiques au coin de la rue, ces réflexes profondément ancrés dans le quotidien de nombreux Togolais ne se corrigent pas avec un balai un samedi matin. Ils se corrigent par une éducation civique continue, dès le plus jeune âge, à l’école, dans les familles et dans les quartiers.

La formation civique, domaine précisément en charge du ministre, a ici un rôle central à jouer. Sensibiliser, éduquer, inculquer le respect de l’espace public : c’est un travail de longue haleine, souvent ingrat, mais absolument indispensable.

D’autres pays africains ont réussi cette transformation culturelle. Le Rwanda en est l’exemple le plus cité, où la propreté est devenue une fierté nationale portée par toute la société. 

Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de volonté collective et d’éducation systématique.