
La transhumance, ce déplacement saisonnier des troupeaux à la recherche de pâturages et de points d’eau, est une pratique ancestrale en Afrique de l’Ouest.
Au Togo, elle est aussi source de tensions récurrentes entre éleveurs transhumants et agriculteurs locaux, les troupeaux causant régulièrement des dégâts aux cultures et la compétition pour les ressources naturelles attisant les conflits.
Une situation que la crise sécuritaire au nord du pays, depuis 2021, a considérablement aggravée. Les déplacements de populations et de troupeaux vers des zones plus stables ont accentué la pression sur les ressources disponibles, fragilisant davantage la cohésion sociale.
Face à ce défi, la FAO propose un Plan de Gestion de la Transhumance, élaboré au terme de consultations menées dans toutes les régions du pays. Objectifs : réduire les conflits, améliorer l’accès aux ressources pastorales, booster la production de viande et de lait, et renforcer la sécurité alimentaire.
Sur le terrain, des progrès sont déjà visibles : balisage des couloirs de transhumance, création de zones d’accueil pour les troupeaux, aménagement de points d’eau pastoraux et mise en place de Zones d’aménagement de production bovine pour encourager la sédentarisation progressive des éleveurs.
Dernière innovation : un Centre d’appels de la transhumance, doté d’un numéro vert, permettant de recueillir les plaintes et de régler rapidement les conflits liés à la mobilité du bétail.
