
Pas de réquisitoire. Pas de panégyrique non plus.
A l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du Togo, l’Union des Forces de Changement (UFC) a choisi la voie de la lucidité pour dresser le bilan du pays.
« En 66 ans, nous avons parcouru une longue route jalonnée de réalisations, de difficultés et d’opportunités dont certaines manquées. Nous devons assumer notre histoire sans faux-fuyant, faire la paix avec notre passé et surtout regarder l’avenir », a déclaré Séna Alipui, vice-président du parti et ministre chargé de l’Eau et de l’Assainissement.
Contrairement à d’autres formations de l’opposition, l’UFC reconnaît les avancées tout en pointant les insuffisances. Le parti salue sans réserve « le courage et la bravoure des forces de défense et de sécurité qui, de jour comme de nuit et au péril de leur vie, protègent la nation. » Mais il estime que le régime « pouvait mieux faire » sur des priorités essentielles : lutte contre la pauvreté, accès à l’eau, à l’électricité, à l’emploi, à l’éducation et à la santé.
Le message de l’UFC est celui du rassemblement. « Force historique de l’opposition et force de proposition, nous continuerons par les voies du dialogue et de la négociation coopérative à travailler avec le parti au pouvoir pour bâtir un pays qui nous ressemble », a affirmé Alipui. Sa conclusion résonne comme un slogan mobilisateur : « Le Togo d’abord, la patrie avant les partis. »
