Signés en décembre 2025 à Dakar, ces accords présentés en leurs points clés par Amah Vinyo Capo, directeur des marchés et régulation par la donnée chez ARCEP Togo, lors de la cérémonie, constituent une première dans la région : deux accords distincts, mais alignés sur des dispositions identiques, traduisant une volonté d’harmonisation progressive à l’échelle de l’Association des régulateurs de télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (ARTAO).
« , a déclaré Michel Yaovi Galley, DG ARCEP-Togo.
Au cœur du dispositif, l’objectif est clair : faire baisser les tarifs du roaming pour les consommateurs en déplacement. Concrètement, les accords prévoient notamment l’encadrement des tarifs des appels internationaux, des appels locaux, ainsi que de la data mobile, avec des mécanismes de plafonnement visant à éviter les surcoûts.
Au-delà des aspects tarifaires, ces accords s’inscrivent dans une ambition plus large d’harmonisation des politiques de roaming dans la région, indique-t-on. Avec ce nouvel accord ainsi mis en œuvre avec le Sénégal, le Togo porte à sept le nombre de pays partenaires en matière de free roaming, dont six accords déjà opérationnels, apprend-on.
Un impact attendu pour les consommateurs
Pour les organisations de consommateurs, ces avancées constituent une réponse concrète aux difficultés rencontrées par les usagers lors de leurs déplacements.
, a indiqué en substance Emmanuel Sogadzi, président de la Ligue des Consommateurs du Togo (LCT).
Du côté des régulateurs, la portée de l’accord est également soulignée. Pour Hervé Coovi Guedegbe, secrétaire exécutif de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste du Bénin (ARCEP Bénin), il s’agit avant tout de , en assurant une continuité de service pour les usagers en mobilité.

Même son de cloche auprès de Dahirou Thiam, directeur général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes du Sénégal. Présent lors de la cérémonie de lancement à Lomé, il met en avant les gains attendus du lancement du free roaming communautaire pour les consommateurs, notamment à travers la baisse significative des tarifs en itinérance.

Du reste, la démarche semble traduire une dynamique d’intégration du marché régional des télécoms, par la facilitation de la continuité des services et la réduction des coûts.
