Construire l'administration de demain



La modernisation de l’administration publique n’est pas un slogan, c’est un chantier, avec des budgets, des délais et des résultats attendus. 

En 2026, le gouvernement y consacre 6,9 milliards de Fcfa dans le cadre du Projet de Modernisation et de Renforcement des Capacités de l’Administration pour la Délivrance des Services (PMADS), un programme financé par la Banque mondiale à hauteur de 75 millions de dollars.

L’objectif est de bâtir une fonction publique plus transparente, plus performante et mieux organisée. Quatre chantiers structurants sont au cœur de l’agenda 2026.

Le recensement biométrique des fonctionnaires, lancé en 2025, sera poursuivi et étendu cette année aux retraités. Une opération essentielle pour disposer d’une photographie fiable des agents de l’État, éliminer les doublons et rationaliser la masse salariale publique.

L’adoption d’un décret portant création et organisation de la Direction des ressources humaines des ministères viendra doter l’État d’un cadre institutionnel moderne et cohérent pour gérer son capital humain, une réforme structurelle attendue depuis longtemps.

Le ministère de tutelle sera doté d’un nouvel organigramme, reflet d’une administration qui se recentre sur ses missions essentielles et gagne en lisibilité institutionnelle.

À l’École nationale d’administration (ENA), 300 hauts fonctionnaires, dont 100 femmes, bénéficieront d’un programme d’excellence ciblant secrétaires généraux, directeurs généraux et cadres occupant des postes techniques clés. Investir dans les hommes et les femmes qui font tourner l’État, c’est peut-être le pari le plus décisif de tous.

Portée par un financement international solide et une volonté politique affirmée, cette dynamique de réforme dessine, réforme après réforme, les contours d’un État plus moderne, plus juste et plus efficace au service de ses citoyens.