Moins de pertes, plus de lumière



Chaque kilowatt qui s’évapore avant d’atteindre un foyer, c’est un kilowatt perdu pour le développement.

Le Togo a décidé d’en finir avec cette réalité. Les autorités ont lancé un plan structuré pour réduire drastiquement les pertes d’énergie qui plombent la qualité et la fiabilité du réseau.

En 2022, le taux de pertes de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) s’établissait à 16,1%, un chiffre certes inférieur à la moyenne régionale de la Cédéao (21,3%), mais que le gouvernement juge encore trop élevé pour prétendre à un service de qualité. La cause principale : le vieillissement et le manque de modernisation des infrastructures de distribution.

Pour inverser la tendance, le Togo a engagé un programme articulé autour de trois axes complémentaires.

Le premier est la construction de 1 300 km de nouvelles lignes moyenne tension plus performantes, financée à hauteur de 62 millions d’euros par la Deutsche Bank. Un investissement massif destiné à réduire la dissipation naturelle de l’énergie tout au long du réseau de distribution.

Le deuxième axe cible les pertes non techniques, vols d’électricité, branchements illicites et impayés, qui privent le réseau de ressources précieuses et creusent l’écart entre l’énergie produite et l’énergie facturée.

Le troisième levier est la digitalisation des systèmes de contrôle, qui permettra de détecter les pannes en temps quasi-réel, de réduire la durée des interruptions et d’optimiser la gestion globale du réseau.

Au bout de cette transformation, une promesse concrète et tangible pour les populations. Avec moins d’énergie perdue, c’est la garantie d’un réseau plus stable, moins de coupures non planifiées et, surtout, la possibilité pour l’État de raccorder des milliers de nouveaux foyers grâce aux économies réalisées.

Moins de pertes. Plus de lumière.