
Une capitale sans visage institutionnel, c’est une anomalie. Le District autonome du Grand Lomé (DAGL) en a conscience et entend y remédier.
Plusieurs années après sa création, l’institution qui incarne la ville de Lomé dans son ensemble continue d’emprunter les armoiries de la République togolaise, faute d’identité visuelle propre. Un vide symbolique que le DAGL vient de décider de combler.
Un concours national a été lancé à cet effet. Le cahier des charges est exigeant : le futur logo devra capturer l’âme d’une métropole africaine en pleine transformation, cosmopolite et enracinée à la fois, moderne sans renier ses traditions, ouverte sur le monde sans perdre de vue son identité. Il devra aussi incarner les valeurs du vivre-ensemble qui font la singularité de Lomé au sein de la sous-région.
L’enjeu dépasse le simple exercice graphique. Se doter d’un logo, c’est affirmer son existence institutionnelle, se distinguer au sein des organes de l’État et renforcer le sentiment d’appartenance des 13 communes -7 dans la préfecture du Golfe, 6 dans celle d’Agoènyivé – qui composent ce territoire.
Placé sous la tutelle du ministère de l’Administration territoriale et de la gouvernance locale, le DAGL inscrit cette démarche dans le cadre de la politique et de la décentralisation.
