
Brigitte Adjamagbo-Johnson, secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), a réagi mercredi à l’adresse à la nation prononcée par le président du Conseil Faure Gnassingbé à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du Togo, le 27 avril dernier.
Mieux vaut tard que jamais !
Son verdict est sans appel : ‘le discours n’a pas été à la hauteur du moment, ni des attentes d’une population confrontée à des défis bien concrets’.
Pour Adjamagbo-Johnson, le 27 avril était une fenêtre rare. Soixante-six ans d’indépendance, une nation qui cherche ses repères, des citoyens qui attendent des réponses sur le politique, le social, l’économique. Le moment appelait, selon elle, à « davantage de clarté et de responsabilité ».
Le passage le plus piquant de sa critique concerne l’usage du terme « souveraineté » dans le discours. Un mot noble, volontiers brandi dans les grandes occasions, mais que l’opposante juge ici détourné de son sens fondamental.
Adjamagbo-Johnson regrette également l’absence d’un véritable bilan des 66 années d’indépendance. Une étape symbolique qui, à ses yeux, aurait mérité une analyse honnête et transparente, les réussites, certes, mais aussi les échecs, les rendez-vous manqués, les promesses non tenues.
Il faut bien sûr replacer la sortie d’Adjamagbo-Johnson dans son contexte : l’opposition parle peu, et quand elle parle, elle le fait souvent sans obtenir un véritable écho.
