
Un arrêté vient de prononcer le licenciement de plus de cinquante fonctionnaires pour fraudes documentaires, faux diplômes, fausses signatures et manipulations de dossiers administratifs.
Ce qui frappe, c’est la portée de la décision. Elle ne vise pas que de nouveaux agents, elle concerne des fonctionnaires en poste depuis parfois plus de vingt ans. Le signal est sans équivoque : l’ancienneté ne protège plus la fraude. Le temps ne blanchit pas les dossiers irréguliers.
Depuis le rattachement du ministère de la Fonction publique à la présidence du Conseil, la réforme de l’administration est devenue une affaire d’État, suivie au plus haut niveau. Sous l’impulsion de Faure Gnassingbé, une exigence nouvelle s’installe : mérite, probité, responsabilité.
Faux diplômes, fausses signatures, avancements indus, les zones d’ombre n’ont plus droit de cité. Le statut de fonctionnaire n’est ni un privilège acquis par complaisance, ni une protection contre le droit.
Le temps des arrangements et des carrières bâties sur le faux est révolu.
